Les Assassins du Nord


 
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 Jeunesse de Lividia

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nergadoc



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MessageSujet: Jeunesse de Lividia   Lun 13 Fév 2017 - 22:13

« La deuxième porte est tombée messire !! » 
-  rassemblez les survivants, nous devons défendre la troisième porte coûte que coûte. 
-  Ils sont trop nombreux, nous ne tiendrons pas longtemps. Les orques ont déjà incendié le hall des guerriers et la tour des mages. Les nôtres ne font pas le poids, il faut fuir.
-  nous ne laisserons pas Gondolin tomber aux mains des serviteurs de Morgoth, jeune fou. Il faut tenir bon. Commencez l’évacuation des femmes et des enfants.
Les ordres fusent, et le bruit des combats s’approche du dernier sanctuaire de la cité cachée.
L’attaque avait commencé à l’aube. Des orques et des gobelins par milliers. De mémoire d’elfe, la cité n’avait jamais connu pareil siège.
Les éclaireurs avaient annoncé au cours de la nuit qu’une nuée venait de franchir le passage que nul n'était sensé connaître.
Les défenses de la ville s’étaient organisées rapidement, mais le premier coup frappa si fort, qu’il ébranla la volonté des gardiens postés en première ligne.
Le combat fut acre, mais malgré leur courage, il fut impossible de stopper l’avancée des troupes ennemies. Marchant sur leurs cadavres tombés sous les lames expertes des défenseurs, les orques avançaient inexorablement, incendiant systématiquement tous les bâtiments sur leur passage. 
Maître sentinelle, Ihshan organisait la dernière ligne de défense devant la troisième porte. Des bruits d’explosions venaient à ses oreilles, et n’étaient couverts que par les râles des mourants et le cliquetis des armures.
«  Préparez-vous. Il faut évacuer les femmes et les enfants. Que notre histoire et notre race perdure. »
- Monseigneur, ils arrivent.
- Je sais. Repoussez les jusqu’à ce que l'évacuation soit prête. Qu’Iluvatar nous vienne en aide.
Une flèche empennée de noir vient se ficher dans son épaule. La réponse de la sentinelle est immédiate. Des têtes tombent, mais d’autres se pressent déjà derrière les corps tombant au sol.
Sa puissante épouse contemple la scène depuis le portail dont les pierres, porteuse des runes de défenses, lui procurent une protection toute relative. Elle brûle de porter secours à ses frères et sœurs, mais elle sait que son rôle est ailleurs.
Elle commence à psalmodier les runes de camouflage. Un halo couleur azur l’entoure, elle et tous les réfugiés qui se sont massés à ses côtés.
Alors que sa vision commence à se troubler, elle jette un dernier regard à son mari, alors que leur fille s’agrippe à sa robe, couleur pourpre, qui atteste de son rang élevé dans la hiérarchie des Sages
« Qu’Eru Iluvatar te garde Ihshan. Lividia et moi sommes sauves » a t’elle le temps de crier avant que la dématérialisation de son corps soit achevée.
Mais son cri est étouffé par le vacarme assourdissant des légions de Morgoth qui s’engouffre dans le cœur de la cité qu'on croyait éternelle.
Acculé dans le temple des morts, Ihshan et les derniers défenseurs se regroupent. Le flot des orques, comme une rivière sans fin, ne cesse d’affluer. Leurs yeux brillent d’une lumière rouge. Sang, douleur, mort se comprennent dans leurs cris.
Lâchant leurs boucliers et leurs bannières, les elfes se préparent pour une ultime charge…

Alors qu'Anor est déjà haut de le ciel, dans la vallée parviennent des hurlements résonnant depuis l’intérieur de la cité.



Les eaux du Sirion sont assombries. Anor est désormais complètement masqué.
Le grondement du tonnerre se fait retentir alors que les réfugiés de Godolin apparaissent sur les berges. 
«  Menegroth est détruite, où  allons nous donc pouvoir trouver refuge. Nous sommes perdus »  entend- on crier au loin.
Alors que les elfes se congratulent d’être encore vivants, le regard cependant marqué par la destruction des leurs, une foule sans cesse grandissante se masse sur les berges du grand fleuve. Un terrible grondement se fait entendre, et bourdonne dans les oreilles, alors qu'une clameur inquiétante leur parvient du nord.
« Il faut partir d’ici ma chérie » chuchote doucement la Sage à sa fille Lividia.
- oui maman. J’ai un peu peur, ou est papa ?
L’elfe ne répond pas, ignorant la question, mais serre l’enfant contre sa poitrine.
Elle constate qu’une foule sans cesse grandissante les a rejoint dans leur marche vers l'embouchure du Sirion, vers Gil Galad le roi des Noldor
La peur fait perdre tout contenance à la foule, et des bagarres éclatent ça.
Un brisque craquement se fait alors entendre. Le ciel est désormais noir comme de l’encre, et un déluge s’abat sur les fuyards
« du sang, hmm » murmure l’elfe. « nous devons vraiment partir, il est temps. Préparez vous, vous autres, nous repartons vers le sud. J’ai un mauvais pressentiment ».
Alors que les réfugiés arpentent un promontoire surplombant le Sirion, le sol se lézarde soudain sous leurs pieds. Lividia glisse, son pas est encore mal assuré. Elle tente d’attraper les jambes de sa mère qui n’a pas vu le drame se jouer à ses pieds, mais en vain. Elle glisse, impuissante. Ses cris sont masqués par le tumulte des serviteurs de Melkior l'orgueilleux qui sonnent la charge sur les malheureux
Elle glisse, glisse….
…………………………………….
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nergadoc



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MessageSujet: Re: Jeunesse de Lividia   Lun 20 Fév 2017 - 13:23

« eh petite, réveille toi. Pourvu que .. ah, non, elle ouvre les yeux. Tu te sens bien gamine ? »
Lividia ouvre les yeux. La lumière du soleil lui brûle les yeux. 
« ou suis-je ? demande t’elle à l’humain qui se tient devant elle.
- tu es sur mon bateau. Mais une chose que j’aimerai savoir, c’est comment tu es arrivée au beau milieu de l’océan. Tu as de la chance que Miléna ait de bons yeux, sinon tu serais en train de boire la tasse à l’heure qu’il est, ahahah. On t’a trouvée sans connaissance agrippée à une planche. Alors, d’où viens tu petite ?
- Je.. je viens de Gondolin mais elle.. c’est …papa.. maman..
L’enfant éclate en sanglot. Elle ne sait pas comment elle est arrivée là. Elle se rappelle que la milice était passée ce matin là très tôt à la maison. Elle se souvient combien ses parents semblaient inquiets. Elle se souvient des orques, des combat et de la fuite. Et puis cet orage, jamais elle n’ en avait vu de semblable. Et puis la chute.  Elle ne rappelait plus ce qu’il s’était passé après sa chute lors d’un glissement de terrain sur les rives du Sirion. 
Mais sur le pont du bateau, elle s’aperçoit qu’elle serre encore dans sa main menue l’amulette familiale que lui avait confiée sa mère avant qu’elles ne quittent la maison. Cette amulette revenait à chaque première fille de la famille de sa mère depuis, disait-on, la création du monde, et la venue des Elfes sur Arda. C’est à Eru iluvatar que nous devons notre vie. Sa mère lui répétait souvent.
Sa mère, en lui confiant l’amulette lui avait dit qu’elle l’avait un peu en avance, mais que les circonstances l’exigeaient. Elle avait ensuite parlé de prophétie et d’autres choses compliquées qu’elle n’avaient pas comprises, elle avait du mal parfois à comprendre les grands.
« nous allons débarquer sur l’île de Balar, pays du seigneur Gil-Galad. Ton voyage s’arrête là petite. Tu ne peux pas venir avec nous. » 
Le bateau accoste sur le quai d’une petite île. Lividia débarque. Elle se sent fatiguée, mais elle ne veut pas se montrer faible devant des humains, encore une chose que lui a appris sa maman.


Alors qu'Anor darde ses premiers rayons sur les terres engourdies de l’île de Balar, Lividia somnole encore. Elle a passé une nuit affreuse, ne connaissant personne, ne sachant où aller, elle a dormi à même le sable, derrière l’abri de fortune que lui offrait un rocher. Son sommeil a été agité par des rêves sombres, où elle revoyait les scènes de la veille.
Après avoir ouvert les yeux, elle se leve d’un coup, et brosse sa robe de ses mains encore tremblantes. Sa robe est de couleur grise, que l'on réserve habituellement à Gondolin aux jeunes enfants qui n’ont pas encore choisi leur voie.
Attirée par des cris, elle s’approche d’un homme qui semble l’attendre, sur les docks, à proximité de l’endroit où elle a passé la nuit. L’homme lui sourit, et elle se campe face à lui, en essayant d’avoir l’air assuré qu’elle a vu tant de fois chez sa maman.
«  bonjour petite, bienvenue sur Balar » lui dit l’homme, un humain en armure.
- bonjour. 
La voix de Lividia est glaciale, ne sachant quelle attitude adopter face à cet inconnu.
«  Tu es bien jeune, mais il est temps pour toi de choisir une spécialité. Seras tu guerrière, chasseur, prêtresse ou mage ? Réponds moi vite, nous manquons de temps avec ces maudits gobelins qui nous harcèlent »
Lividia est décontenancée par cette question. A vrai dire, elle n’avait jamais réfléchi à cela auparavant. La question la prend de court, et elle ne sais que répondre. En réfléchissant, elle vient machinalement porter ses mains sur son amulette. La pierre de jade montée en son cœur était froide au toucher, mais elle la rassurait.
«  Lividia, tu sens la magie n’est ce pas ? » entend elle résonner dans son esprit.
La voix de son père semble lointaine, mais c’est bien lui. Mais c’est impossible, sa mère et elle l’ont abandonné à Gondolin, il a protégé leur fuite.
«  ne t’inquiète pas Lividia. Je serai toujours avoir toi, et ta mère est avec moi. La magie est puissante dans la famille de ta mère, et nous avons pu constater que tu semblais avoir une affinité toute particulière avec elle. ».
La voix de son père est apaisante.
- Mage, je serai une mage, une puissante magicienne, la plus puissante.
- ahah, mais oui, bien sur, je n’en doute pas petite. L’homme est sarcastique, et elle ne l’aime pas.
« En attendant, vas donc me tuer quelques envahisseurs orcs qui menacent le port. Cela devrait être une tâche aisée pour une si puissante magicienne. L’homme détacha nettement les syllabes de ces trois derniers mots.
Lividia voit soudainement clairement la Magie autour d’elle. Elle la voit danser dans ses cheveux, et peut distinguer cette onde magnifique dans chaque chose. Les runes lui viennent à l’esprit, si simples, si claires, si belles. Elle les prononce, d’abord dans un souffle, à peine plus fort que le bruissement des ailes d’un insecte, puis de plus en plus fort.
Elle sent la chaleur dans ses mains, et l’air lui paraît plus dense. Elle sent ses doigts parcourus par une sorte de frisson. Cela fait drôle, mais c’est assez agréable.
Un éclair l’aveugle. Un son assourdissant lui martèle les tympans.
Lorsque elle ouvre les yeux, elle constate que le sable sur lequel elle se tient s’est vitrifié, emprisonnant une multitude de crabes carbonisés, et ce sur une surface de plusieurs dizaines de pas. 
L’homme en armure ne rit plus. Des réfugiés qui commencent à arriver sur les quais se sont tus, et elle sent que tout le monde l’observe. 
Elle s’éloigne alors doucement, et cherche la sortie du refuge. Où sont ces envahisseurs qui lui semblaient si effrayants il y a cinq minutes encore. Elle sent que rien ne peut lui résister à présent.

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MessageSujet: Re: Jeunesse de Lividia   Mar 21 Fév 2017 - 15:17

J'adore Smile c'est super bien écrit !

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MessageSujet: Re: Jeunesse de Lividia   Mar 21 Fév 2017 - 16:24

J'adore aussi cheers
J'ai limite envie de chialer, c'est trop tristou Sad  !!!

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MessageSujet: Re: Jeunesse de Lividia   

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